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DIMANCHE
19/02/2017 13:47
Je souhaite un bon Dimanche
à tous mes amis blogueurs
et Internautes
BUGLOSE
18/02/2017 09:28
Je prenais mes repas dans la salle à manger; ma voisine de table, une vieille, étant complètement gaga: son mari devait venir la chercher (il était mort depuis longtemps) ou bien ses frères (morts eux aussi). Mais le pire est qu'elle ne se souvenait jamais de sa place à table, pas plus que de la chambre où elle était logée.
Les pensionnaires qui se perdaient, qui erraient lamentablement dans les couloirs étaient nombreux; l'un d'entre eux, qui avait sa chambre au premeir étage -alors que j'étais au rez de chaussée- vint un soir me casser les pieds; je le mis à la porte sans ménagements, il me déclara:" vous n'ètes pas accueillant", ce qui lui valut une bordée de jurons supplémentaire. J'ai appris par la suite qu'il visitait les chambres des femmes qui étaient alors obligées de s'enfermer à clef. 
BUGLOSE
17/02/2017 14:44
Enfin, je pus descendre prendre mes repas à la salle à manger; mais je n'étais pas le seul à traîner ma misère dans un fauteuil roulant, j'en comptais 16, sur 50 pensionnaires, ce qui signifie que les autres se complaisaient dans leurs chambres A ma table, il y avait une bonne femme qui, avant même que j'eusse ouvert la bouche, m'interrompait par un retentissant "hééééééé"; des vieux, dont l'on ne savait -ni eux non plus- pourquoi ils étaient là, faisaient assaut de "comment?", je ne sais pas s'ils étaient sourds comme des (vieux) pots, ou bien s'ils se plaisaient à faire répéter leurs interlocuteurs. La personne qui m'apportait mon petit déjeuner, que je prenais au lit faute de mieux, hurlait en pénétrant dans ma chambre, elle déclarait: "je réveille tout le monde!"; je lui fis remarquer que je n'étais pas sourd, mais comme je parle à voix basse et discrète, elle me gratifia d'un stupide "comment?"; je lui demandais alors si elle avait des problèmes d'audition, ce qui mit un terme à ses exploits vocaux. 
BUGLOSE
16/02/2017 14:15
Puis, sans autre forme de procès, l'on m'expédia à Buglose (maison de convalescence dans les Landes) , de convalescence, si je peux m'exprimer ainsi. L'accueil y fut parfait, mais lorsque je vis la chambre qui m'était attribuée, je fus outré: elle était sordide. Non pas qu'elle fut sale, mais l'ensemble était d'une vétusté abominable, la tapisserie pisseuse et délavée, les boiseries pourries, les portes trop étroites pour être franchies aisément avec un fauteuil roulant, j'étais dépité, mais ce n'était rien en comparaison de la population qui hantait cet établissement. 
BUGLOSE
15/02/2017 14:15
Le jour suivant, l'on m'apporta un repas pantagruélique, mais j'étais tellement malade de l'anesthésie que j'y touchai à peine; par contre, l'on me bourra de morphine, à tel point que je craignais de devenir toxicomane Le chirurgien vint me voir (assez indifférent) et décida que je devrais rester 45 jours sans poser le pied par terre (comment?) et l'on me fournit un fauteuil roulant ainsi qu'une atelle (botte rigide et encombrante) que je ne pouvais retirer que pour les pansements. C'était la joie et pourtant ce n'était que le début de ma mésaventure (à suivre). 
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